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Les 9 vies de Norodom Sihanouk Les 9 vies de Norodom Sihanouk

Roman historique

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Les 9 vies de Norodom Sihanouk
Les 9 vies de Norodom Sihanouk

Roman historique

18-1960 – 1966 – La crise

 Lors de ses réunions quasi mensuelles avec « son » peuple, il était incontrôlable. Manipulateur et facilement manipulé. Georges Féray ne manquait jamais d’écouter à la radio congrès et audiences populaires.

La Dépêche et La Vérité étaient en compétition, visant le même public, les intellectuels et l’étranger. Comme l’avait prévu Penn Nouth, La Vérité était plus crédible que son confrère tenu par un ministre. Pour se débarrasser de son concurrent, Chau Seng avait mis en avant quelques articles jugés proaméricains et d’autres très sévères envers les pays de l’Est et la Chine et demandé à une personne de prendre la parole lors d’un congrès pour dénoncer la partialité du périodique. Sihanouk avait réagi violemment, rappelant que La Vérité n’était autre que La Liberté, condamné pour avoir participé au complot mené par Dap Chhuon et Sam Sary. :

– La fermeture d’un journal, dans la pratique, n’est pas un drame. C’est ainsi qu’on a vu La Liberté interdite devenir La Vérité ! Avec les mêmes financements par certains états voisins et une certaine puissance du Monde occidental qui ont continué comme si de rien n’était. Cela est de notoriété publique.

Dès le lendemain, les abonnés ont retourné leur exemplaire avec la mention « refusé », les administrations ont renoncé à donner des avis d’adjudication à insérer. Au pays du sourire, nul besoin d’interdire un journal pour le voir mourir. Nulle brutalité. Un mot suffisait.

Il a fallu l’intervention de Penn Nouth, il a fallu une longue lettre d’explications et d’excuses, il a fallu rappeler au chef de l’État tout ce que La Vérité avait fait, depuis le règne de Monivong jusqu’à la Croisade pour l’indépendance, il a fallu que le Prince se rende compte qu’il avait été manipulé pour que cesse le cauchemar.

Il n’a pas reçu le directeur du journal, mais il a reconnu, dans un billet dactylographié, le bien-fondé de ses doléances (sans cependant reconnaître son erreur) avec cette demi-phrase manuscrite « ma haute et amicale considération ». Tandis que le malheureux se demandait si c’était suffisant et, si oui, comment valoriser cette formule auprès de ses ex-lecteurs, sans un mot, sans qu’une consigne ne soit donnée, les abonnements ont repris, l’administration a suivi.

Entre-temps, une feuille avait failli disparaître.

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